L’analyse physico-chimique des aliments permet de connaître leur composition. Ces données permettent ainsi d'informer et de rassurer le consommateur, de plus en plus soucieux et exigeant quant à la qualité des produits qu’il consomme. Il a par ailleurs la possibilité de maîtriser son équilibre alimentaire.

Il est à noter que le comité français d’accréditation (COFRAC) est le seul organisme habilité à valider les analyses réalisées par les laboratoires d’analyses nutritionnelles. De hautes technologies sont utilisées pour obtenir des résultats fiables et des informations précises concernant les valeurs nutritionnelles, les allergènes, les pesticides et les OGM.

Composition des denrées alimentaires

Les valeurs nutritionnelles d’un produit sont composées de sa valeur énergétique, autrement dit des calories, et des nutriments qu'il renferme. Différents niveaux d’analyses permettent :

  • de contrôler la qualité des produits alimentaires afin de définir leurs valeurs nutritionnelles,
  • d'assurer la transparence de leur composition,
  • de prouver leur conformité à la réglementation en vigueur,
  • d’adapter l’alimentation en fonction des besoins de chaque consommateur.

L’analyse macro-nutritionnelle détermine la quantité de matières grasses, d’acides gras saturés, de glucides, de fibres alimentaires, de sucre et de sel. Elle définit la valeur énergétique des aliments.

L’analyse micro-nutritionnelle renseigne quant à elle sur les différents minéraux entrant dans la composition du produit, autrement dit les oligo-éléments et les vitamines.
La composition du produit est toujours donnée pour 100 grammes. L’étiquette indique aussi les apports journaliers recommandés.

Les allergènes

L’allergène est une molécule ou une protéine susceptible de provoquer une réaction allergique chez un individu déjà sensibilisé. On peut rencontrer ces substances dans les aliments, les additifs et même dans les matériaux tels que les emballages ou les contenants.

Toute personne allergique doit ainsi veiller à ne pas entrer en contact avec la substance à l'origine chez elle d'une réaction allergique, ceci afin d'éviter des conséquences potentiellement graves pour sa santé.

L’augmentation flagrante des allergies alimentaires ces dernières années a poussé le Ministère de la santé à mettre en place un système d’informations destiné aux consommateurs. Désormais, l’étiquetage des produits susceptibles de contenir des éléments pouvant provoquer une allergie est obligatoire.

Lélément allergène doit être explicitement mentionné dans la liste des ingrédients entrant dans la composition du produit. Il est toutefois également possible d’être confronté à une présence fortuite d’éléments allergènes. Aussi, chaque substance utilisée dans la composition d’un produit fini est concernée par cette réglementation. Si l’une de ces substances contient des matières allergènes, ou se trouve présente lors de la production, elle doit ainsi être signalée. Ce type de contact croisé apparaît sur l’étiquetage avec la mention « peut contenir des traces de… ».


Les pesticides

D’autre part, pour accroître leur rendement, les agriculteurs utilisent des pesticides qui permettent d’éradiquer les organismes nuisibles aux cultures. Or, il s'agit la plus part du temps de produits non naturels. Ce terme « pesticide » est un terme générique, qui englobe les insecticides, les fongicides, les herbicides et les parasiticides. Leur présence, même sous forme de trace, doit être détectée car ces produits peuvent provoquer de graves problèmes de santé.

3% des aliments commercialisés sur le marché européen contiennent à minima des traces de pesticides. La surmortalité des abeilles a par ailleurs entraîné l’interdiction de l'insecticide « cruiser-OSR ». Et d’ici à 2020, la France interdira également les pesticides dans les espaces verts et les jardins.

Les OGM

Quant aux OGM, ce sont des organismes vivants dont le patrimoine génétique a été modifié par une intervention humaine. Ils sont utilisés dans des domaines très variés tels que :

  • la recherche
  • la santé
  • l’agriculture
  • l’industrie

Aujourd’hui, les recherches se poursuivent intensément d’un point de vue commercial. Mais, s'ils peuvent représenter une technologie d’avenir, la majeure partie des cultures OGM est produite pour l’alimentation d’élevage. Les bovins à partir desquels sont distribués les pièces de boucherie, de charcuterie, les laitages, ou les plats cuisinés, sont ainsi nourris avec des aliments transgéniques. Et aucune loi n’impose l’étiquetage de ces produits.
Cette faille permet aux OGM de s’imposer dans les assiettes des consommateurs à leur insu, lesquels seraient très certainement sensibles à une information spécifiant qu’un produit est certifié sans OGM.


Donner libre accès à l’information, concernant le type de culture, le mode de production agricole, l’origine de la matière première, les processus de fabrication, la composition ou même l’emballage, peut devenir un argument décisif pour le consommateur.

L’augmentation flagrante des allergies, des intolérances alimentaires et des problèmes de surpoids  ces dernières années a éveillé l’intérêt du consommateur. Et l’étiquetage, conformément aux normes exigées, voire même au delà, permet d’avoir accès à toute sorte d’informations relative à la composition des produits alimentaires.

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