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Vers un retour en grâce des abattoirs de proximité ?

Les abattoirs de proximité seraient en train de faire le grand retour, bénéficiant des crises successives de la viande. Les français, et par conséquent les producteurs de viande, attendent davantage de transparence et de qualité. Ce que sont justement en mesure d'offrir ces abattoirs de petite taille.

Le dernier scandale en date, concernant la présence de viande de cheval dans les préparations supposées être à base de viande de bœuf, a laissé des traces dans les esprits des consommateurs et sur un marché déjà fragilisé.
Aujourd'hui, de plus en plus de producteurs et de bouchers font le choix de se tourner vers les circuits courts. Moins d'intermédiaires et un produit synonyme de qualité et de sécurité alimentaire : c'est en effet la tendance qui tend à s'inscrire durablement.

Contrairement aux abattoirs industriels, les abattoirs de proximité ont une capacité moindre, tournant autour de 2 000 tonnes de viande par an. Et c'est cette spécificité qui fait leur force. Les éleveurs désireux d'emprunter les circuits courts sont en effet parfois contraints d'effectuer plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres, pour solliciter les services des groupes industriels. Or, ces derniers sont la plupart du temps peu disposés à répondre favorablement à ces demandes concernant de petites quantités.

Le problème en France, explique Xavier Ravaux, inspecteur général de la santé publique vétérinaire chargé de la rédaction d'un rapport sur les abattoirs de proximité, interviewé pour un article publié le 8 septembre dernier sur lesechos.fr, c'est qu' « un tiers des abattoirs publics ont fermé leurs portes au cours de la décennie écoulée ».

Un marché en (re)devenir

Mais au regard de la situation actuelle concernant le marché de la viande, la tendance pourrait être en train de s'inverser. M. Ravaux y ajoute en effet qu' « il reste cependant une réelle place pour les outils de proximité ».
Marchés locaux, artisans bouchers, magasins bio ou coopératives fermières : le marché de la viande est en pleine mutation et les débouchés sont de plus en plus nombreux pour les éleveurs soucieux de valoriser leurs produits.

Toutefois, à moins de disposer d'un laboratoire homologué, les producteurs de viande n'ont plus le droit de tuer leurs animaux à la ferme. Et le coût de construction d'une telle installation pour les bovins, les ovins et les caprins est considérable, contrairement à la volaille. D'où ce retour en grâce des abattoirs locaux.
Selon Stanislas du Guerny dans son article paru dans Les Echos, « une dizaine de projets sont en cours pour la construction ou la réhabilitation d'abattoirs de proximité ». Quant au financement (entre 1,5 et 2 millions d'euros), il est « généralement pris en charge par les collectivités territoriales avec un engagement des utilisateurs ».

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